présentation

Je ne vous donnerais pas mon âge, je ne me présenterais pas.
Car cela risque de vous surprendre.
Voici l'histoire de quelqu'un qui n'a jamais été personne.

# Postato lunedì 04 settembre 2006 10:50

Modificato lunedì 27 agosto 2007 08:36

partie 1 :

Y a ses mains, y a ses mains pleines de doigts sur mon corps.
Y a ses mains faites pour frapper qui essaient de me caresser.
Y a ses mains faites pour tuer qui veulent faire naitre le désir dans mon corps.
Y a des mains qui m'immobilisent.
Y a quelque chose qui entre, quelque chose qui me brûle, y a quelque chose qui me fait mal.
Y a la peur qui s'emplifie.
Y a les va et les viens sauvages, les coups de butoires...
Ca y est, le sang se met à couler, doucement, en continu.
Ca brûle, ça tue, c'est là, puis ça ne l'est plus.
Puis y a son râle, son unique râle, qui dure, dure...
Ses mains qui me serrent toujours...
Ses mains qui salissent mon corps.
Ses mains pleines de MON sang salissent MON corps...
Il se retire, enfin, avec un rictus de dégout sur le visage.

"Regarde comme je suis sale! A cause de toi! Salope! Du coup je ne sais pas si je pairais ton père pour tes services médiocres... Peut-être que si j'ai droit à autre chose..."

Il me relève, je n'arrive pas à me redresser, je suis sur le dos, je regarde le plafond, ce plafond blanc de ma chambre, là où ont lieu tous ces actes...

# Postato lunedì 04 settembre 2006 11:50

Modificato lunedì 27 agosto 2007 08:38

Partie 2 :

Partie 2 :
"Ton tour est fini!"

"Quoi, déjà?!"

"Oui! en plus tu l'as blessé! Mais c'est mon outil de travail bordel, tu peux pas faire gaffe?!"


Le type me lache. Je tombe en arrière, sur le lit, mon regard se pose encore sur le plafond.
Je ne qui qu'une coquille vide, vide.
Mes yeux sont inexpressif.
J'ai l'habitude de cette douleur.
Les amis de mon père viennent souvent me voir ici..
Là, sur mon lit, nous faisons des choses de grands.
Des choses qu'ils n'arrivent pas à faire avec leur femme, ou leurs petites amies.
Mon père m'a dit un jour que je leur faisais du bien. Que j'étais utile.
Que ça leur faisais plaisir.
Mais moi, je ne veux plus faire plaisir à personne, ces gens me font mal, je n'arrive plus à marcher après leur passage.

"T'as aimé?"

J'hoche la tête, "oui" je lui répond.
Pour lui faire plaisir.
Il souris, un sourire pervers.

Mais bien sûr que non je n'ai pas aimé, j'ai mal, je saigne, je n'arrive pas à bouger, il m'a insulté, pourquoi j'aurais aimé?!

"Voici ton butin!"

"Tsssss, tu l'a abîmée! "

"Ok, ok."

En plus du billet orange, l'homme donne à mon père un petit sachet avec de la poudre blanche dedans.

"Ca t'ira?"

Sourire ironique de l'homme, ce soir je sais ce qu'il va se passer, mon père prendra cette poudre, par le nez avec une paille, il entrera dans ma chambre, il me frapera, il me tura presque, et il me violentera, comme la dizaine d'homme avant lui il me fera ces choses de grands.

"Oui, merci beaucoup, la maison espère vous revoir bientot!"

Il se croit drole.
L'homme et mon père s'éloignent en riant.
Au moins ils me laissent tranquille.

Jamais, je n'ai vu à quoi ressemblait le monde extérieur, je ne connais que ma chambre, pièce sale avec un lit dont les draps ne sont changés que rarement.

Bientot, ma mère va arriver, elle va me soigner, comme elle pourra, elle me lavera, et elle ne dira pas un mot...

Jamais je n'ai entendu le son de sa voix... Jamais...

# Postato lunedì 04 settembre 2006 12:17

Modificato lunedì 27 agosto 2007 08:41

Partie 3 :

Partie 3 :
" et je saigne, encore, je souris à la mort..."





Je reste immobile sur mon lit, combien de temps c'est ainsi écoulé?
Aucune idée, de toute façon ça m'est égale.
Je ne sais même pas quel âge j'ai.
Je sens encore les coups me transpercer, mon corps se déchirer, mon âme qui s'en va, qui s'éloigne, mon innocence qui meure...
Je sens encore le soufle chaud de l'homme qui était penché au dessu de moi il y a quelque temps...
J'entend encore son râle, son râle qui tue, son râle impudique, son hymne à la violence...
Je vois encore ses yeux, ses yeux qui traverse l'âme, ses yeux qui me dénude.

J'ai mal, je le sent encore, c'est horrible...
C'est quotidient..

# Postato martedì 05 settembre 2006 13:51

Partie 4 :

Partie 4 :
La porte s'ouvre, moi, je suis toujours nue, sur ce lit.
C'est cette femme, cette femme que je suis censée appeler "maman".

_Je vais t'apprendre quelques chose petite. Quand on est aussi gourde que toi il y a des bases (évidente certes, mais des bases tout de même) qu'on doit apprendre. Par exemple, au lieu de refuser les demande du client, vaut mieux que tu joue le jeu, que tu t'offre à lui. Ca t'évitera d'être aussi amochée..

Puis y a mon père qui rentre.

Il s'assoit près de moi, sur le lit.

Je me redresse, je m'habille.
Ma mère met de la musique, de la musique chaude du Sean Paul...

Elle danse, elle danse pres de son pantalon, elle danse sur lui.
Elle se déshabille lentement, elle met ses mains un peu partout sur lui, papa sourit.
Un sourire Béat...
Elle est en sous-vêtement, sur lui, une jambe de chaque côté de lui. Elle l'alonge, de force, en femme dominante.
Elle se penche sur lui, elle approche son visage de papa, mais pas assez pour qu'il puisse l'embrasser, elle s'éloigne juste à temps.
Elle lui enlève ses vêtements.
y a cet instrument de torture qui dépasse, cette chose synonyme de douleur qui semble la fasciner...
Ma mère qui se met au dessu de lui, eux deux qui s'emboitent...nausée

Je veux pas voir ça, j'essai de partir, je me dirige vers la porte, j'essai de l'ouvrir, c'est fermé à clef...
Je les regarde, j'ai peur; je veux partir, j'en peux plus, JE VEUX PARTIR!!!!
Arrêtez, non, s'il vous plait, arrêtez, arrêtez, ARRETEZ!!!!

Je m'appui au mur, je tombe lentement, les mains dans mes cheveux, je pleure, je veux pas voir ça...

Je les entends, j'entend leur gémissements... non, je veux pas voir ça, je veux pas...

Panique... Je panique, mais ça, ce n'est, hélas, que le commencement de notre histoire...

# Postato martedì 05 settembre 2006 14:38